Eugène Baudoux et Henry Lambert

Élements biographiques

Eugène Baudoux et Henry Lambert Revue des Deux Mondes

En fin de compte, quand l’ordre civil se trouve parfaitement établi, c’est-à-dire au moment où survient la centralisation du pouvoir, les chaînes qui pèsent sur les associés tombent, la personnalité individuelle se dégage de la personne collective, la liberté économique de l’individu s’épanouit. Ainsi l’individualisme, — qui n’est pas l’isolement, mais implique au contraire association et coopération libres, — apparaît comme le produit naturel d’une sécurité parfaite et comme le fruit d’une civilisation supérieure.
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Eugène Baudoux et Henry Lambert Revue des Deux Mondes

Je veux, dit-il, l’égalité du travail et du capital et je demande pour le travail le droit commun, c’est-à-dire le droit pour tous ceux qui travaillent de se grouper et de jouir de l’existence civile, pour s’en servir aux fins qu’ils voudront, sous la réserve que celles-ci ne seront contraires ni à l’ordre public, ni aux bonnes mœurs. Et ici, je rencontre un vieux préjugé juridique qui, je dois le dire, m’a obsédé moi-même : c’est que toute société, pour avoir l’existence légale, doit poursuivre un but de bénéfice, de lucre.
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Eugène Baudoux et Henry Lambert Revue des Deux Mondes

L’entière liberté individuelle conservée dans la solidarité, l’entière solidarité organisée dans la liberté générale, tel est l’encourageant idéal que doit offrir le libéralisme à l’effort d’association capable de devenir ainsi la seule, vraie et efficace sauvegarde des droits et des devoirs attachés à la personne humaine. C’est dans ces idées que nous avons puisé le désir de contribuer à donner la théorie et la formule du vrai droit commun d’association, droit unique, uniforme, applicable à tous et à tout.
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