J. Bellemère

Élements biographiques

J. Bellemère Le Musée d'Amiens, étude critique (1908)

Que des pédants, que des cuistres écrivent sur un tel morceau des pages aussi obscures que prétentieuses, qu'ils entassent, pour louer PUVIS DE CHAVANNES, des pélions d'adjectifs sur des ossas de participes, qu'ils entreprennent de démontrer la beauté de l'œuvre du Maître par des hypothénuses artistiques ou par des galimatias symboliques, c'est affaire à leur incompétence artistique et à leur outrecuidante vanité, Laissons ces grotesques à leur ignorance et à leur morgue et déclarons que, pour nous, pour tout homme doué de sensibilité et de sens normaux, une œuvre d'art ne s'explique pas.
Source : Gallica

J. Bellemère Le Musée d'Amiens, étude critique (1908)

Véritables dépotoirs de prétendues choses rares ou précieuses, il recèlent, derrière leurs murs généralement obscurs, des assortiments d'objets souvent bizarres et parfois cocasses, dignes de faire la joie de regrattiers de dernière catégorie.
Ah ! pas de danger que, dans la majeure partie de nos villes de province, le musée soit une école de goût et un enseignement de l'évolution de l'art.
Le connaisseur déjà éclairé est obligé de découvrir la pièce intéressante au milieu d'un chaos de vulgarités, susceptibles de décourager l'homme le plus patient.
Source : Gallica

J. Bellemère Le Musée d'Amiens, étude critique (1908)

Quant aux tableaux et aux statues, il faut reconnaitre qu'ils ne sont guère vendables. Alors, qu'on les utilise n'importe comment, qu'on en fasse des clôtures, qu'on les place dans les jardins comme épouvantails à moineaux; ils seront au moins utiles à quelque chose et, petit à petit, les intempéries nous en débarrasseront, ce qui sera heureux à tous égards, car il vaut mieux anéantir les saletés prétendues artistiques, que de s'en servir pour polluer le goût du public.
Source : Gallica

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