Jacques Durin, Drancy, 1941-1944 (1989)
“ Les futurs déportés que la noria des autobus débarquait de la gare dans la cour du camp, les lundi, mercredi, et samedi, venaient à Drancy de tous les coins de France, arrêtés à leur domicile, capturés dans les prisons, arrachés des hôpitaux, des maisons de santé, pourchassés dans les colonies de vacances et jusque dans les couvents ou les asiles d'aliénés. La vie du camp était réglée sur le rythme incessant et ininterrompu des déportations : 3 000 personnes par semaine, les dimanche, mardi et jeudi. ”
