Jacques Durin

Élements biographiques

Jacques Durin,  Drancy, 1941-1944 (1989)

“ Les futurs déportés que la noria des autobus débarquait de la gare dans la cour du camp, les lundi, mercredi, et samedi, venaient à Drancy de tous les coins de France, arrêtés à leur domicile, capturés dans les prisons, arrachés des hôpitaux, des maisons de santé, pourchassés dans les colonies de vacances et jusque dans les couvents ou les asiles d'aliénés.
La vie du camp était réglée sur le rythme incessant et ininterrompu des déportations : 3 000 personnes par semaine, les dimanche, mardi et jeudi.
”
Source : Gallica

Jacques Durin,  Drancy, 1941-1944 (1989)

“ Telle est, brièvement résumée, l'histoire du tunnel. A côté de l'épopée, l'histoire de tous les jours à sa place. La résistance c'est aussi le maintien du moral.
Dans l extraordinaire misère du camp de Drancy, les internés ont connu un moment d'intense satisfaction. C'est celui que leur a donné le sentiment de l'accomplissement de leur devoir d'homme et de Juif. Parce qu'elle est un élément intime de l'âme juive, à Tsedaka (justice-charité) a armé de courage les Juifs dans leur lutte pour la liberté.
”
Source : Gallica

Jacques Durin,  Drancy, 1941-1944 (1989)

“ Nous ne savions pas encore que l'arrivée à Auschwitz ou à Theresienstadt impliquait la mort pour 99 % de nos coreligionnaires. Nous étions préoccupés davantage par les soucis du travail de tous les jours. Le temps jouait contre nous, nous étions à la merci du plus petit incident. Les S.S. s'entraînaient au tir dans les caves... Il pouvait y avoir des mouchards dans le camp... Nos craintes de ne pouvoir aboutir furent bien plus fortes lorsque deux internés que nous avions connus à Compiègne, arrivèrent inopinément à Drancy : ils ne sont pas Juifs, nous le savons. ”
Source : Gallica

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