Jeanne Philomène Laperche, Sur la branche
“ Pauvre M. Gray ! Je suis sûre que personne en ce monde ne se souvient de lui. Son image n’existe probablement plus que dans une cellule de mon cerveau. Comment y a-t-elle été imprimée si profondément ? Par la puissance occulte de la douleur qu’il portait en lui peut-être! II est là, avec sa silhouette maigre, sa longue taille voûtée, sa pâleur nacrée, ses yeux tristes. Chose curieuse, presque incroyable, pour qui ne sait pas la merveille que nous sommes, je sens encore l’impression de froid physique que me donnait ce corps d’où la vie se retirait. ”
