Jeanne Philomène Laperche, Sur la branche
“ Pourquoi ? A cet endroit, la Seine, très large, divisée par des îles, a l’air d’un grand fleuve ancien. Les nuits de lune, elle est saisissante. Le coteau boisé de la rive opposée y met des ombres fantastiques. A certain tournant, on s’attend à voir paraître non pas des barques, encore moins des remorqueurs, mais des pirogues, et deux fois, j’ai eu à ma fenêtre, le frisson d’un passé très lointain. Non, Porte-Joie n’est pasgai, et cependant la halte de quinze jours que je viens d’y faire m’a semblé délicieuse, rafraîchissante et bien courte... ”
