Jeanne Philomène Laperche

Résumé

Jeanne Philomène Laperche Sur la branche

Pourquoi ? A cet endroit, la Seine, très large, divisée par des îles, a l’air d’un grand fleuve ancien. Les nuits de lune, elle est saisissante. Le coteau boisé de la rive opposée y met des ombres fantastiques. A certain tournant, on s’attend à voir paraître non pas des barques, encore moins des remorqueurs, mais des pirogues, et deux fois, j’ai eu à ma fenêtre, le frisson d’un passé très lointain. Non, Porte-Joie n’est pasgai, et cependant la halte de quinze jours que je viens d’y faire m’a semblé délicieuse, rafraîchissante et bien courte...
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Jeanne Philomène Laperche Sur la branche

Ici, l’ouvrier rencontre un mur trop gros, une cloison trop mince, une poutre trop vieille ; là, la science se heurte à un préjugé ancien, à une croyance séculaire, à une âme affaiblie. Il faut perforer, étayer, abattre, reconstruire avec des précautions infinies, introduire des ressorts nouveaux et dans l’immeuble et dans le cerveau. Les bois, les pierres crient, l’intellect proteste, mais l’œuvre inéluctable s’accomplit : bains, ascenseurs, électricité, tuyaux, fils, trouvent place dans les vieux murs. Un idéal nouveau prend possession du cerveau, et le monde a marché.
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Jeanne Philomène Laperche Sur la branche

Mon âme et mon corps n’ont cessé d’être sous haute pression, et ils commencent à demander grâce. Par moments, je suis tentée de rentrer à Paris, de me terrer dans mon appartement de l’hôtel de Castiglione, et de n’en plus sortir. En apparence, rien ne s’y oppose, mais je sais bien que mes amis de Vouvray, les de Lusson, Josée, Guy, le vœu de Colette, mon propre désir d’achever mon œeuvre, ne sont que les médiums de la volonté providentielle qui m’envoie en Touraine.
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