Jean Giraudoux,
La Première Disparition de Jérôme Bardini
“ Le soleil se couchait, chauffant et dorant jusqu’aux cuisses les jambes d’Indiana, adossée à la pente. Le fermier lui ordonnait de porter des pantalons. Mais les abeilles s’étaient posées sur le genou même, attaquant au plus près le squelette, l’une sur le mollet, encore sanglant. Bardini était vexé de cette ironie du sort qui lui offrait, au soir de sa liberté, les suprêmes moyens d’évasion. Il y en avait d’autres, s’il en croyait Indiana. Le gamin, qui était déluré, lui avait appris à manger les joues des truites, à fumer des barbes de maïs. ”
