Jules Lermina,
La deux fois morte
“ Ce fut sur ce gracieux visage de femme, saine et jeune, avec dans les yeux un rayon de malice, que tout d'abord se posèrent les yeux de Paul. Le charme dont elle l'enveloppa, en un héroïsme de coquetterie miséricordieuse, empêcha, retarda le réveil du souvenir.Je reparus moi-même à son chevet, et il sembla comme surpris de me voir. Notre intimité se renoua. Aucune allusion n'était faite aux événements de Pierre-Sèche. Je devinais bien parfois qu'il voulait m'interroger, mais aussi je comprenais que ses souvenirs étaient assez vagues pour qu'il doutât de leur réalité. ”
