Résumé

Louis Bonzom Conduits par leur destin : roman sentimental inédit (1938)

Jeanne l'avait aperçu, l'avait reconnu, l'avait vu en compagnie d'une autre femme... d'une autre femme dont elle croyait son cœur épris!... Et, derrière ce rideau, elle avait, avait dit Lucienne, une émotion qui paraissait friser le désespoir... Dieu
merci, il allait pouvoir, maintenant qu'il l'avait retrouvée, la dissuader, mettre au jour son cœur devant elle, lui jurer, avec une sincérité qui saurait trouver le chemin de son âme, qu'il n'aimait qu'elle, qu'il n'avait jamais aimé qu'elle, qu'elle était tout pour lui, la Seule, l'Unique, qu'elle était sa vie, plus que sa vie!
Source : Gallica

Louis Bonzom Conduits par leur destin : roman sentimental inédit (1938)

Un frisson glacé parcourut Claude.
— Mon Dieu!... murmura-t-il tout bas, les tempes humides.
Les mots de Lucienne vinrent vibrer dans son horrible angoisse. « Hâtez-vous, c'est préférable »... Ah! son instinct de femme ne la trompait pas!... Un malheur... Un malheur effroyable serait-il arrivé?... Non! voyons! ce n'était pas possible! Jeanne était mère! Il y avait, voyons, ce petit Claude! La
pensée de l'enfant était une sauvegarde!...
Source : Gallica

Louis Bonzom Conduits par leur destin : roman sentimental inédit (1938)

Parfois, un soubresaut de fièvre faisait onduler son buste et grelotter ses dents.
Claude, écrasé de douleur, avait l'impression de ramener une sorte de cadavre vivant. Un sanglot monta à ses lèvres.
Dans le fond de son désespoir, une espérance ténue vivait encore. Peut-être qu'avec des soins... des soins tendres... Peut-être que la vue du petit Claudet... Mais ce n'était là, il le sentait bien, que des chimères... Jeanne, qu'il avait cru retrouver, il venait de nouveau de la perdre à jamais!...
Source : Gallica

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