Résumé

Eugénie Guinault Blondin, Blondine et Blondinet

Blondinet, cramponné d’une main à la jupe de sa sœur, tenait de loutre une poignée d’épis qu’il montrait au brave homme en riant.
Claude le prit et l’embrassa ainsi que les deux autres.
— Gardez bien Blondinet, mes enfants, et soyez rentrés pour souper.
— Ne vous inquiétez pas, grand-père !
Quand vint la nuit, il les vit revenir tous trois la main dans la main avec une mine joyeuse.
— Grand-père, cria Blondine en approchant, vous n’aurez plus de chagrin à présent et vous ne vous fatiguerez plus tant ; nous allons devenir riches ; voici que Blondin et moi nous gagnons de l’argent...
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Eugénie Guinault Blondin, Blondine et Blondinet

Et Blondine ouvrit la porte toute grande.
— Mon pauvre Blondin ! criait-elle folle de joie, c’est toi ! c’est toi ! quel bonheur !
Blondinet se précipita vers lui riant et pleurant à la fois.
— Grand-père, dit Blondin embarrassé, vous êtes fâché contre moi... je vous ai tourmenté... Si vous saviez comme j’avais du chagrin en pensant à votre inquiétude ! mais je vais vous dire, nous avons tant besoin d’argent que je suis parti. Tiens, Blondinet, donne cela à grand-père.
Et il tendit sa pièce d’or.
— J’ai conduit des bœufs bien loin, et voici ce que j’ai gagné.
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Eugénie Guinault Blondin, Blondine et Blondinet

L’hiver qui suivit cette moisson fut terrible ; le pauvre grand-père gagnait peu et les enfants n’avaient plus pour vivre les ressources qu’offre l’été.
Blondin et Blondine allaient ensemble au bois ramasser de quoi se chauffer ; car le vent soufflait de tous côtés dans la chaumière. Impuissants à s’épargner des souffrances les uns aux autres, ils étaient bien tristes.
Blondinet était resté dans son petit berceau d’osier, enveloppé dans la limousine du père Claude, il ne disait rien, seulement sa tête se soulevait de temps en temps pour voir si son frère et sa sœur ne rentraient pas.
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