Louis d’Elmont

Élements biographiques

Louis d’Elmont Hallucinations amoureuses

Prosper ?
— Je vous aime, Juliette.
— Non... J’ai peur du fantôme !...
— Il n’y a plus de fantôme... Si même il y en a jamais eu.
» Il n’y a plus que moi qui vous adore et qui vous désire éperdûment.
Le directeur, à ce moment, ne pensait plus du tout à l’arrêt de l’électricité, ni à la défense que lui avait faite l’instant d’auparavant l’âme de Jules César... Il eut fait beau voir qu’à ce moment l’esprit de ce guerrier antique réapparut pour lui ravir la jeune vierge qu’il pressait contre son cœur.
La « jeune vierge » de son côté, ne soufflait plus mot.
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Louis d’Elmont Hallucinations amoureuses

Aussi voulut-il en avoir le cœur net, et il résolut de questionner la femme de chambre.
— Vous n’avez rien entendu d’insolite cette nuit ? demanda-t-il à Fernande lorsqu’il la vit.
La fausse soubrette le regarda, puis sourit d’un air entendu :
— Oh ! Monsieur ! que me demandez-vous là ?... Je sais ce que c’est qu’une nuit de noces et je suis trop discrète pour avoir épié ce qui se passait entre vous et Madame.
Le directeur ne s’attendait pas à cette réponse :
— Vous vous méprenez sur ma question, dit-il.
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Louis d’Elmont Hallucinations amoureuses

Prosper se retourna... Il ne vit naturellement rien, l’obscurité étant complète.
— Vous m’avez pressé le bras ? demanda-t-il à Juliette.
— Moi ?... Pas du tout...
Et elle ajouta :
— Est-ce que la panne va durer encore longtemps ?
— Je n’en sais rien...
Il tenta de nouveau de s’approcher du mur... Cette fois, il fut pris aux épaules et renversé sur le sol,
En même temps, il voyait... ou plutôt il devinait dans la demi-pénombre un fantôme, oui... un fantôme qui lui sembla gigantesque et qui lui dit d’une voix profonde et grave :
Ma chérie, dit-il !
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