Michel de Frémin

Élements biographiques

Michel de Frémin Mémoires critiques d'architecture… (1702)

Pour juger si je pensois juste, je me suis mis en tête de décendre dans le travail que la nature fait dans la production des êtres combustibles : car quand l'on veut connoître à fond les choses, il ne faut pas épargner sa peine ; aller en étourdy, avancer une opinion pour ne la pouvoir soûtenir que par impudence ou sur des Sophismes, à la maniere de certains Philosophes, cela n'est pas de mon goût ; je veux que la verité soir verité, sans prétendre la rendre verité par un fatras de raisonnemens souvent plus captieux que solides.
Source : Gallica

Michel de Frémin Mémoires critiques d'architecture… (1702)

Pour connoître les veritables fautes, il faut sçavoir ce que c'est que la vraye & la saine Architecture : c'est là le grand point de veuë, par lequel l'on connoît à clair l'habilité ou l'ignorance de l'Architecte, & par lequel l'on juge juste de la justesse ou de la fausseté d'un édifice.
L'Architecture est un Art de bâtir selon l'objet, selon le sujet & selon le lieu ; par cette définition, je designe que l'Architecture n'est rien moins que la simple connoissance des cinq Ordres.
Source : Gallica

Michel de Frémin Mémoires critiques d'architecture… (1702)

Premièrement l'Architecture est un Art qui regle tout ce qui doit entrer dans un Bâtiment ; son opposé, c'est de negliger
partie de ce qui y doit entrer, ou manquer à y faire entrer ce qui y devroit naturellement entrer ; ainsi quand un Architecte par le desir de prévenir la veuë, charge son dessein de trop d'ornemens ; quand ce qu'il fait n'a pas un rapport naturel & convenable à l'usage propre (observez bien mes termes) pour lequel le Bâtiment est ordonné, quand par ses inadvertances, son ignorance ou sa malice, cela se fourre quelquefois dans un dessein
Source : Gallica

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