Norbert Sevestre

Élements biographiques

Norbert Sevestre,  Terres mortelles (1938)

“ Ah! non ! Pas de cela! se récria lord Darington. Vous n'avez pas le droit de jouer avec votre vie!
Jones baissa la tête. C'était vrai. Ce droit, il ne l'avait pas, lui qui non seulement était fiancé, mais pour qui, somme toute, le frère et l'oncle de sa bien-aimée faisaient preuve de tant d'abnégation.
Son chagrin n'en fut pas moins profond. Il avait fait un collier au renardeau, avec une lanière de caribou. Il y attacha un de ces petits éléphants d'ivoire, prétendument fétiches, dont Madge lui avait fait cadeau en guise de talisman. Mais il ne se leurrait pas sur le
résultat.
”
Source : Gallica

Norbert Sevestre,  Terres mortelles (1938)

“ Herbert serra les poings.
— Ah! oui,... Swampie?... Qui l'aurait dit, tout de même? A qui se fier?... Et qu'est-ce qui l'a pris, mon oncle? Plus j'y songe, moins je comprends. Il ne nous a pas dévalisés. Il ne s'est même pas emparé du fusil de Jones, ni de ce que le pauvre garçon pouvait porter
sur lui de plus tentant : couteau, cartouches, menus objets. Vraiment, c'est incompréhensible; à croire que cet homme, qui nous semblait si attaché et si dévoué, est devenu fou et n'a agi que dans un accès de démence.
”
Source : Gallica

Norbert Sevestre,  Terres mortelles (1938)

“ Madge acheva de l'apaiser en le gratifiant d'une tranche de daim qu'il dévora sans vergogne. Il lui était devenu cher comme le brimborion qu'elle avait donné à son fiancé en guise de porte-bonheur et qui lui revenait si bizarrement.
Car aucun doute ne subsistait dans son esprit à cet égard. Elle avait reconnu l'objet du premier coup d'œil, et la conclusion s'imposait. Si ce renard le portait à son collier, c'est qu'il avait appartenu lui-même à Jones. Mais pourquoi Jones, après avoir apprivoisé cette petite bête, l'avait-il remise en liberté?
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature