Pierre-Léon Chavignaud

Élements biographiques

Pierre-Léon Chavignaud Nouvelle grammaire française en vers… (1851)

Accord du verbe avec le sujet, Deux sujets singuliers veulent le verbe au pluriel ; cependant la conjonction ou donne l'exclusion à l'un des deux et le verbe se met au singulier.
Votre argent ou le mien suffit pour nous nourrir.
La famine ou-la peste alors l'a fait périr.
L'esclavage ou la mort a donc pour toi des charmes?
Voilà ce qui t'attend, si tu trahis nos armes.
La honte ou le malheur ne nous atteindra pas.
La gloire ou la vertu saura guider nos pas.
Lorsqu'une expression réunit plusieurs substantifs en un seul, on emploie encore le singulier.
Source : Gallica

Pierre-Léon Chavignaud Nouvelle grammaire française en vers… (1851)

Le mode subjonctif quand on a quelque doute, Qu'on souhaite une chose ou bien qu'on la redoute.
Que faut-il que j'espère après un tel malheur?
Puissiez-vous aujourd'hui mériter cet honneur!
Enfin l'infinitif, qui, sans dire la cause, Exprime vaguement le motif d'une chose.
On plaint les malheureux, au lieu de s'en moquer!
On ne dit jamais rien qui puisse les choquer : On doit les soulager, et non pas en médire; Contre eux il est affreux d'employer la satire.
Verbe être et verbe avoir auxiliairement S'emploient dans le discours; et l'on s'en sert souvent.
Source : Gallica

Pierre-Léon Chavignaud Nouvelle grammaire française en vers… (1851)

Quand à ce second cas, le verbe et l'adjectif S'accorderont au nom qui suit le partitif : La plupart des enfants sont légers, peu dociles.
Beaucoup de paresseux circulent dans les villes.
Nombre d'historiens l'ont ainsi raconté.
La moitié de ce bien vous sera disputé !
Mais lorsque la plupart, dans telle circonstance, Se dit absolument, le verbe prend d'avance La marque du pluriel, soit que le nom qui suit Soit au singulier, l'usage l'y réduit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature