Robert Poirier de Narçay,
Les Filles du hasard
(1891)
“ De ce chêne aujourd'hui tous les rameaux sont nus, Ridés bien avant l'âge : Et les bourgeons menus Sans être épanouis tombent fanés à terre. Son tronc toujours puissant, qui fera plus d'un stère, Disparaît en entier sous un lierre aux cent bras, Qui l'étreint jusqu'au faîte et le jettera bas. Car ce faible a tué lentement ce colosse, Dont l'écorce s'entr'ouvre au soleil et se bosse. ”

