Émile Chemin

Élements biographiques

Émile Chemin,  Les mollusques d'eau douce (1926)

“ Vous le verrez ramper sur le fond ou sur les parois du vase à la façon d'un escargot, sa coquille sur le
dos. Il va d'un mouvement lent comme un bœuf à la charrue. Quelquefois, d'un mouvement brusque, il ramène sa coquille en avant, comme le soldat fatigué ramène sur ses épaules le sac trop lourd qui tombe. S'il arrive à la surface de l'eau il se renverse et nage avec la même lenteur. Vous pourrez le conserver sans recouvrir le verre; il ne grimpera pas sur les bords pour s'évader, car sorti de l'eau il ne peut vivre longtemps.
”
Source : Gallica

Émile Chemin,  Les mollusques d'eau douce (1926)

“ Jusqu'à présent, on ne voit aucune différence fondamentale entre la coquille d'une physe et celle d'une limnée. Tout ce que nous venons de dire pour l'une aurait pu être dit pour l'autre. Nous aurions pu décrire chez les limnées un axe d'enroulement ou columelle comme nous venons de le faire chez les physes. Pourtant l'enroulement n'est pas le même dans l'un et l'autre genre. Alors que chez les limnées la ligne spirale qui sépare les différents tours, ou ligne de suture, vue de l'extrémité, tournait dans le sens des aiguilles d'une montre, chez les physes
elle tourne en sens inverse.
”
Source : Gallica

Émile Chemin,  Les mollusques d'eau douce (1926)

“ A la face ventrale la soudure des bords du manteau est imparfaite. Vers le milieu, il y a une ouverture par laquelle peut surgir le pied. C'est un cône à pointe émoussée, dur et résistant lorsqu'il est contracté; lorsqu'il s'étale, il ondule à la façon d'un ver. Grâce à ses mouvements, l'animal peut ramper le long des tiges, sur les pierres et sur tous les objets
submergés. Il ne sert qu'au déplacement, c'est un autre organe qui est employé à la fixation.
En arrière du pied on peut voir, en effet, un paquet de filaments bruns qui rattachent l'animal aux corps solides.
”
Source : Gallica

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