Adolphe Retté,
Quand l'esprit souffle
(1914)
“ Chez le néophyte, rien de pareil : plus il souffre, plus la Grâce lui donne l'intuition que cette épreuve le purifie, plus son désir d'être à Dieu s'accroit. Et alors, non seulement il se résigne, mais encore il trouve une joie paisible à pâtir. C'est comme s'il goûtait d'un fruit dont la pulpe très amère à la bouche le remplit de suavité dès que; domptant la nature, il a pris sur lui de l'avaler. Ainsi soutenu, Lœwengard put supporter les angoisses d'une période où l'esprit, amputé de ses habitudes néfastes, erre à la recherche des ailes qui le porteront au seuil étoilé du paradis. ”
