Adolphe Retté,
Lettres à un indifférent
(1921)
“ Cependant, je n’éprouvai pas de crainte : le courant de tendresse, si pur et si mêlé de pitié infinie, qui venait de Marthe à moi, croissait en intensité et m’inondait l’âme : ah ! je sentais combien elle m’avait pardonné !...Maintenant, il me semblait qu’elle était, à la fois, à côté de moi, en moi et, détail inexplicable, loin de moi — à une distance effrayante. C’est ainsi...Ensuite, sous son influence, une envie véhémente me fit battre le cœur : celle d’aimer Dieu autant que je sentais qu’elle l’aimait et de me rapprocher de Lui. ”
