Adolphe Retté

Adolphe Retté

Résumé

Portrait de Adolphe Retté Adolphe Retté Jusqu'à la fin du monde (1926)

Si le service du Maître m’oblige d’y faire un bref séjour, dès ma tâche accomplie, je me hâte de regagner l’oasis où Jésus m’attend : ma bien-aimée solitude.
Là, c’est la grande paix, c’est l’oraison silencieuse où le rayonnement de Jésus transforme l’humble demeure en une basilique toute illuminée d’or solaire. Là, que je veille ou que je dorme, que des souffrances physiques me remémorent ma condition de créature pécheresse ou que le Mauvais tempête pour forcer la porte de mon âme, je ne suis jamais seul puisque je sens que mon Sauveur ne me quitte pas.
Source : Gutenberg

Portrait de Adolphe Retté Adolphe Retté Jusqu'à la fin du monde (1926)

Qu’il est vivifiant pour l’âme le souffle du Paraclet à travers les frondaisons !...
Donc j’allais par les sentiers, éperdu d’amour de Dieu, mêlant mon allégresse aux parfums que diffusaient, comme un arome liturgique, les essences résineuses, aux hymnes du vent dans les feuillages. Ma prière continuelle, non formulée par les pauvres mots dont usent les langues humaines mais toute en élans d’adoration sans limite, suivait le chœur des bouleaux et des pins, s’enflait, puis décroissait, puis s’enflait de nouveau, selon la brise émouvant les ramures.
Source : Gutenberg

Portrait de Adolphe Retté Adolphe Retté Jusqu'à la fin du monde (1926)

Il existe, dans l’œuvre de Pascal, un écrit où se résume toute la ferveur de cette grande âme éprise du Bon Maître alors qu’il souffre dans l’angoisse d’une nuit sans étoiles. C’est le Mystère de Jésus. Ici, point de propositions théologiques ou morales développées à loisir, point de controverses ni de polémiques. Seul à seul avec Celui qui a voulu supporter, en un abandon total, le poids de tous les péchés du monde, Pascal reçoit la grâce de partager sa détresse. Il le voit pleurer et il pleure ; il le voit saigner et il saigne.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature