Résumé

Alfred Amas Les démolisseurs de la rue Noailles… (1860)

Il fait, je crois, la chasse aux rats.
ALEXANDRE. — Et on lui a dit que c'est moi qui joue là-haut.
CLAUDE.- Puisque c'est vous même.
ALEXANDRE. — Moi? tu es fou?
CLAUDE. - Décidément, je n'y comprends plus rien.
ALEXANDRE. - Eh bien, voici l'affaire en deux mots. Mon oncle ne vient pas au moins ?
CLAUDE (après avoir regardé par la serrure) .— Il continue la chasse.
ALEXANDRE.— Sache donc que je veux absolument apprendre à jouer du cornet à pistons : c'est une passion, une fureur une rage, une frénésie. Or, mon oncle l'a appris, je ne sais par qui ; sais-tu ce qu'il a fait?
Source : Gallica

Alfred Amas Les démolisseurs de la rue Noailles… (1860)

CLAUDE. — Les naturalistes ont vu ça !
TATILLON — C'est incontestable. —
Or, de deux choses l'une ; ou la maison ne menace pas ruine ou il n'y a pas de rats dans la maison.
CLAUDE (à part) . — Diable de savants!
ils devinent tout.
TATILLON. — Première proposition : Toute maison qui menace ruine est abandonnée par les rats, (je te l'ai prouvé) .Or, il y a des rats dans cette maison, (tu me l'as dit toi-même, c'est-à-dire tu en conviens) . :— Ergo donc, elle ne menace pas ruine. Tu te tais. Eh bien écoute encore ceci : (Il se carre dans son fauteuil) .
Source : Gallica

Alfred Amas Les démolisseurs de la rue Noailles… (1860)

TATILLON. — Les naturalistes qui ont étudié tant soit peu les mœurs des rongeurs (et les rats font partie de cette intéressante famille) .
CLAUDE. — Quelle famille !
TATILLON. —Les naturalistes disent et prouvent que l'instinct des rats est si subtil que lorsqu'un navire ne peut plus tenir la mer, lorsqu'une maison menace ruine, les rats transportent leurs pénates ailleurs.
Source : Gallica

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