Résumé

Portrait de André Fontainas André Fontainas Bourdelle : 60 planches hors texte en héliogravure (1930)

Il y a là, de l'un à l'autre, un nœud mystérieux, réciproque, exaltant l'esprit en la matière, faisant de la matière le monument de l'esprit.
Et Bourdelle l'a conçu, élucidé, précisé par d'admirables formules où il me plaît de lire les préceptes purs de son évangile :
Le maître d'œuvre ou créateur transpose en prêtant la pensée au marbre, et le marbre au tourment humain.
Le créateur tient mêlées dans sa main synthèse et analyse, mais actives en même temps : ainsi il fonde l'unité.
L'art c'est l'esprit portant le monde à la matière.
L'art c'est l'homme liant la matière à l'esprit.
Source : Gallica

Portrait de André Fontainas André Fontainas Bourdelle : 60 planches hors texte en héliogravure (1930)

C'est que le dessin, c'est l'âme active, déterminante et secrète ; c'est le ressort, c'est le fondement ; c'est aussi la force suprême. Le dessin, c'est la vue de l'abstraction se traduisant dans le concret ; c'est où s'opère la fusion du réel que sera l'œuvre faite et de l'imaginatif qui en détermine ce qui sera résistance, équilibre et forme par le choix même ou la conception dans le cerveau.
Source : Gallica

Portrait de André Fontainas André Fontainas Bourdelle : 60 planches hors texte en héliogravure (1930)

L'esprit, la personnalité d'un homme se concentre transfigurée et s'exprime et se libère par l'œuvre qu'il crée : émanée de lui, elle demeure ce qu'il est, indépendamment des effigies particularisées, individualisées au gré des ressemblances, et ce n'est point tant le général Alvear ou Anatole France qu'un Bourdelle nous révèle que, bien plutôt et préférablement, ce que l'idée, l'image, la fréquentation, l'étude d'Alvear ou de France englobe, assimile ou dégage de pensée ou de sensibilité bourdelliennes en elles, ou tout ce qui d'elles s'est absorbé au cœur et au cerveau de l'artiste.
Source : Gallica

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