Résumé

André de Rivaudeau La traduction française du Manuel d’Épictète

Cette liberté qui fait la dignité de l’homme, et que dégage si bien le Manuel, lorsqu’il indique par quels moyens nous la pouvons conquérir, en nous détachant de tout ce qui ne dépend pas de nous, Simplicius la fonde en raison, en montrant qu’elle est l’essence de l’âme, essence absolument distincte et séparée du corps et de ses passions, essence qui existe encore après la mort. Le corps n’est qu’un instrument dont l’âme se sert dans la mesure où il est possible de le faire, tout en développant son activité raisonnable.
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André de Rivaudeau La traduction française du Manuel d’Épictète

Si donques il t’avient de penser que les choses qui sont de leur Nature serves, soient libres, et que celles qui sont d’autruy, te soient propres, tu seras empesché, tu te deuleras, tu seras troublé, tu te plaindras de Dieu et des hommes. Mais si tu as opinion que ce qui est tien, l’est, et ce qui est à autrui n’est pas tien, comme il ne l’est pas, l’on ne te fera force ni defense, tu ne te plaindras d’ame, tu n’accuseras personne, tu ne feras rien envis, tu ne trouveras homme qui t’offense, ou qui te soit ennemy.
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André de Rivaudeau La traduction française du Manuel d’Épictète

Les stoïciens ont cru à l’identité des deux termes vertu et bonheur, ils ont reconnu avec raison (1) que la vie heureuse réside dans le calme d’une bonne conscience, dans la Vertu, mais ils ont eu tort de croire qu’il appartenait à l’homme, avec ses seules ressources, d’atteindre à la vraie félicité. Les efforts des stoïciens ont été vains, parce qu’ils ont manqué de la connaissance de la vraie religion (2) .
Naogeorgius se plaît alors à développer cette idée qu’il est impossible pour nous, dans les conditions d’existence où nous sommes, de réaliser la tranquillité d’âme.
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