Résumé

Charles Dezobry De l'usage et de l'utilité des éditions classiques grecques… (1856)

Les gens qui savent mal, ou qui ne travaillent pas, ou qui ne travaillent plus, et cependant veulent toujours enseigner, peuvent seuls s'effrayer d'un bon commentaire, et le redouter comme leur enlevant les prémices de leur propre science, ou les restes d'une science qu'ils ont négligé d'entretenir par l'étude. Mais le professeur qui sait, celui qui prépare sa classe ne sera jamais embarrassé avec le plus abondant commentaire entre les mains de ses élèves.
Source : Gallica

Charles Dezobry De l'usage et de l'utilité des éditions classiques grecques… (1856)

« Travaille ! travaille! » Si les annotations portent sur des points d'histoire littéraire, sur des dates d'ouvrages ou de parties d'ouvrages, sur des notes biographiques, nous admettons volontiers qu'un professeur possède en bien des occasions, un fonds d'érudition plus que suffisant pour intéresser une classe; mais, après tout, son cerveau n'est pas un dictionnaire biographique et chronologique ; la note, d'ailleurs, renferme souvent, dans les éditions les plus soignées, des faits nouveaux, des dates rectifiées, des circonstances inédites.
Source : Gallica

Charles Dezobry De l'usage et de l'utilité des éditions classiques grecques… (1856)

Nous disons au contraire, et nous espérons prouver, que pour un bon professeur, jamais une édition n'est trop annotée, En effet, pour qu'un texte, même abondamment annoté, ne laissât plus rien à faire au professeur, il faudrait supposer qu'il est donné à quelqu'un d'avoir à lui seul autant d'esprit, autant de sagacité, autant de science que tout le monde ensemble; or, comme ce phénix sera toujours assez rare à rencontrer, il est difficile de ne pas admettre qu'un professeur de quelque savoir trouvera toujours bien des choses à ajouter au commentaire que ses élèves auront entre les mains.
Source : Gallica

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