Résumé

Théodore Robertson Théorie de l'enseignement des langues et plan d'organisation basée sur l'association du travail… (1848)

Le véritable professeur, qui sent la dignité de sa mission et qui la remplit avec amour, fera de bons élèves, même avec la méthode la plus imparfaite.
L'homme à esprit mercantile qui prend l'enseignement comme un métier, ne saura jamais tirer parti de ses outils, quelque bons qu'ils soient.
Source : Gallica

Théodore Robertson Théorie de l'enseignement des langues et plan d'organisation basée sur l'association du travail… (1848)

Mais les mots sont aux langues ce que le bois, la pierre, le ciment et les métaux sont aux constructions des hommes. Ce sont des matériaux qu'il faut savoir combiner, ajuster et mettre en ordre.
Ici se présente une difficulté sérieuse. Comment doit-on s'y prendre pour enseigner cet art si compliqué du langage? Pendant des siècles, on s'y est pris d'une manière dont les résultats n'ont pas été brillants. On a commencé par mettre des rudiments entre les mains des élèves, c'est-à-dire qu'on a commencé par la partie la plus aride et la plus rebutante de l'enseignement.
Source : Gallica

Théodore Robertson Théorie de l'enseignement des langues et plan d'organisation basée sur l'association du travail… (1848)

Or, avec un vocabulaire de cinq mille mots, et une connaissance proportionnelle de la grammaire, on peut déjà s'exprimer et se faire comprendre dans une foule de circonstances; et l'un des effets brillants de notre système est de mettre le professeur à même, au bout d'une vingtaine de leçons, de se faire comprendre de ses auditeurs , sans l'intermédiaire de leur langue maternelle, et dans la langue même qu'il leur enseigne; expliquant l'inconnu à l'aide du connu, leur donnant la conscience de ce qu'ils ont acquis , et stimulant puissamment leur attention.
Source : Gallica

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