Résumé

Armand de Ponlevoy Notice biographique sur Madame la comtesse de Saisseval… (1870)

Ah ! que la religion apparaît grande et belle aux jours de l'adversité ! Alors que tout manque, seule elle reste. Non, elle ne préserve pas toujours du malheur, elle fait bien mieux; car, en le subissant, elle le domine par la patience, et c'est son triomphe en attendant sa couronne.
Le courage de madame de Saisseval, loin de faillir, redoublait avec la nécessité. Son coeur, au besoin, savait être héroïque : elle était l'unique soutien et comme la seconde Providence de sa nombreuse famille.
Source : Gallica

Armand de Ponlevoy Notice biographique sur Madame la comtesse de Saisseval… (1870)

Madame de Saisseval se multipliait cependant auprès de sa meilleure amie, qui allait mourir ; elle recueillait toutes ses pensées ; et comme elle lui exprimait avec larmes ses regrets et ses craintes : « Dieu n'a besoin de personne, » répondait l'humble et confiante malade. Tant qu'elle put parler, elle parla de ses enfants délaissés ; et quand la parole lui manqua, il lui resta pour ses orphelines des larmes, preuve que son coeur, en cessant de battre, n'allait point cesser d'aimer.
Source : Gallica

Armand de Ponlevoy Notice biographique sur Madame la comtesse de Saisseval… (1870)

Madame de Carcado, après cinq ans de fatigues pour jeter les fondements de son oeuvre, dont elle ne devait pas voir tout le succès, toujours pleine de courage, se trouva épuisée de forces. Un effort de plus détermina sa dernière maladie ; il était bien juste que sa vie finît par un acte de charité. Peut-être la mention rapide de son admirable mort est-elle comme inséparable de cette notice ; ces deux âmes étaient étroitement unies, et leurs vies s'étaient comme mêlées deux fois par une pieuse réciprocité : le souvenir de madame de Carcado est donc vraiment un hommage à madame de Saisseval .
Source : Gallica

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