Résumé

Camille Arnaud [Réponse de Camille Arnaud à un écrit diffamatoire de M. Victor Vallansan… (1866)

Vous avez l'expérience de la vie et vous devriez savoir qu'en toutes choses l'excès ne vaut rien. Ainsi, trop manger indigère , trop boire énivre, trop parler nuit, trop gratter cuit, et trop aimer le bien public peut conduire à violer les préceptes de la justice. Vous en donnez une preuve éclatante; cet amour prédominant du bien public, auquel vous n'avez pas su résister, vous a fait faire un procès injuste. Vous l'avez outré en attaquant un homme qui n'avait jamais lésé l'intérêt public, ni par fraude, ni par violence.
Source : Gallica

Camille Arnaud [Réponse de Camille Arnaud à un écrit diffamatoire de M. Victor Vallansan… (1866)

Je veux faire à votre conscience un appel qu'elle entendra, j'espère. Etait-il de l'intérêt public de dire, d'imprimer et de publier que mes frères et moi avions fait colporter des faussetés, et d'insinuer que nous aurions bien pu suborner des témoins ? J'ai beau chercher, je ne vois pas ce que l'intérêt public avait à faire dans ces malveillantes imputations, ni ce qu'il a pu y gagner. Il souffre, au contraire, d'une diffamation mal fondée, quand elle demeure impunie. C'est un encouragement aux riches et aux puissants à opprimer les faibles
Source : Gallica

Camille Arnaud [Réponse de Camille Arnaud à un écrit diffamatoire de M. Victor Vallansan… (1866)

Reste à savoir si la justice ne trouvera pas quelque moyen de le réprimer et si le pauvre devra être constamment le jouet des caprices du riche.
Mais, ce qui est défendu partout, ce que la société repousse, ce que la morale blâme, ce que la loi punit, c'est d'injurier les gens, alors qu'ils sont inoffensifs ; c'est de les attirer dans un procès auquel ils n'avaient que faire, afin de pouvoir les diffamer ; c'est de les signaler au public comme des hommes de mauvaise foi.
Source : Gallica

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