Résumé

Camille Dareste Études sur les mesures à prendre pour remédier aux effets de la vente de la viande des porcs atteints de ladrerie et de trichinose… (1867)

Dans un pays comme le nôtre, où la consommation de la viande est généralement insuffisante, par suite de son prix élevée, convient-il de détruire une quantité considérable de matière alimentaire ? Et ne vaudrait-il pas mieux la laisser consommer, après avoir préalablement tué les cysti cerques qui, comme tous les animaux, périssent par l'action d'une haute température ? Si la cuisson faisait toujours mourir les cysticerques, rien n'empêcherait assurément de laisser, dans la consommation, une viande inférieure peut-être en qualité, mais point malsaine ?
Source : Gallica

Camille Dareste Études sur les mesures à prendre pour remédier aux effets de la vente de la viande des porcs atteints de ladrerie et de trichinose… (1867)

C'est que, d'un autre côté, les matières fécales, provenant de l'homme et qui servent de véhicule aux anneaux et aux œufs de ténias, sont recueillies avec soin et conservées pour l'engrais des terres.
Pourquoi, dans beaucoup de régions où l'on élève des porcs et qui sont encore dans un état de culture fort arriéré, la ladrerie est-elle endémique? C'est que généralement les porcs y vivent en liberté, et qu'ils avalent des anneaux et des œufs de téniat avec les excréments humains qu'on dépose le long des routes et qui forment une grande partie de leur nourriture.
Source : Gallica

Camille Dareste Études sur les mesures à prendre pour remédier aux effets de la vente de la viande des porcs atteints de ladrerie et de trichinose… (1867)

Nous pensons donc que toute viande ladre doit être livrée aux fabriques d'engrais, sans que cette mesure donne lieu à une indemnité en faveur du vendeur. La graisse provenant de ces viandes devra être fondue à l'abattoir par le procédé de d'Arcet ou d'Evrard et dénaturée par l'addition de térébenthine, pour qu'elle soit rendue impropre à l'alimentation, et qu'elle ne puisse plus servir qu'à des usages industriels.
Ici, toutefois, se présente une difficulté. La ladrerie n'est pas toujours reconnue du vivant de l'animal ; et le langueyage n'en décèle pas toujours la présence.
Source : Gallica

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