Résumé

Portrait de Champfleury Champfleury Histoire de l'Imagerie populaire (1869)

J’ai voulu savoir ce que pensait le peuple, ce qu’il aimait, ce qu’il chantait, ce qu’il dessinait, ce qu’il recouvrait de ses colorations voyantes. La religion des grandes figures, l’attendrissement pour des amours malheureuses, le sourire qu’amènent des facéties, la bravoure pendant le combat, une pointe de vin mêlée à une pointe de galanterie sont inscrits clairement dans l’imagerie populaire en France.
Ces planches sont les miroirs des journées d’enfance dont rien ne saurait altérer le reflet. Tout un passé se déroule devant les vieilles images contemporaines de notre jeunesse.
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Portrait de Champfleury Champfleury Histoire de l'Imagerie populaire (1869)

À Paris, on revient presque à l’imagerie primitive, et il ne faut pas être bien grand homme aujourd’hui pour s’admirer à chaque coin de rue, la face coloriée avec des tons hiératiques, réservés jusqu’ici au Juif-Errant.
Ce culte des gens en vue passera certainement. L’imprimerie parisienne reviendra à des représentations plus intéressantes, et les artistes en comprendront sans doute l’importance.
La naïveté, cette fleur délicate qui semble si
les débats de l’homme et de la femme.
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Portrait de Champfleury Champfleury Histoire de l'Imagerie populaire (1869)

L’imagerie, par cela qu’elle plut longtemps au peuple, dévoile la nature du peuple. Dans ces estampes on surprend ses croyances religieuses et politiques, son esprit gaulois, son sentiment amoureux ; et comme la mode de semblables images dura près de deux siècles, n’est-il pas intéressant d’étudier, pendant cette période, ce que pensait la plus nombreuse classe de la société ?
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