Charles Clauchai-Larsenal

Résumé

Charles Clauchai-Larsenal Berguille et Louise Lateau, étude comparative… (1874)

Aucun fait ne prouve qu'il y ait me force supérieure à l'homme, intervenant par des actions particulières dans le tissus des phénomènes du monde.
Notre ignorance nous semble encore préférable à une science, qui, comme celle des coryphées de la libre pensée, ne croit pouvoir s'affirmer que par la négation du pouvoir divin.
Ainsi, la lettre ridicule du docteur Béchade est la suprême manifestation de la médecine vaincue et de la libre pensée aux abois; car si Berguille a l'esprit troublé, il est évident que son trouble mental a dû réagir d'une façon ou d'une autre sur son état physique.
Source : Gallica

Charles Clauchai-Larsenal Berguille et Louise Lateau, étude comparative… (1874)

L'extase de Louise Lateau commence ordinairement dans la matinée de chaque vendredi et se prolonge jusqu'à trois heures Pendant ce. temps, elle est tantôt assise, tantôt à genoux, les yeux ouverts, la pupille largement dilatée, immobile, dans une attitude de profonde attention et comme anéantie dans la contemplation lointaine de tableaux divers qui paraissent se dérouler successivement sous ses yeux. L'expression de son visage change souvent ; tantôt sa physionomie exprime la joie, tantôt la peine la plus vive
Source : Gallica

Charles Clauchai-Larsenal Berguille et Louise Lateau, étude comparative… (1874)

Ses traits s'allongent, ses yeux se ferment, le nez s'effile, le sang semble abandonner la peau, qui prend une teinte terreuse et jaune comme est celle d'un cadavre ; le froid de la mort envahit ses mains et son visage, dont le sang continue cependant à s'échapper, le pouls s'arrête," le coeur cesse de battre, et Louise tombe alors le visage contre terre, mais avec une force de projection telle, qu'il semble qu'elle y est précipitée bien plus par une puissance étrange qui la domine que par son propre poids.
Source : Gallica

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