Résumé

Claude-Joseph Boncerf Le vrai philosophe, ou L'usage de la philosophie… (1762)

SI l'Homme eût confervé la pureté de son origine , il auroit, par ce moyen, allure son bonheur. C'est pour s'être révolté contre l'Etre Suprême,& pour s'être asservi à ses pallions, qu'il éprouve une agitation & un trouble qui le rendent malheureux. Oui, c'est le Vice qui détruit l'harmonie de notre ame, & qui, en divisant l'homme de lui -même, arme contre lui tout ce qui l'environne.
Dieu, qui est la souveraine sagesse, n'a pu établir la paix & le bonheur des Humains, que sur l'exercice de la Vertu.
Source : Gallica

Claude-Joseph Boncerf Le vrai philosophe, ou L'usage de la philosophie… (1762)

La différence qui se trouve entre l'amour que l'on a pour ses Parens & celui que l'on a pour les autres hommes : entre l'amour que l'on a pour les hommes vertueux & habiles, & celui que l'on a pour ceux qui ont moins de vertu & d'habileté, est comme une harmonie & une symétrie des devoirs que la Raison du Ciel a gardée, & à laquelle nous devons nous conformer.
Source : Gallica

Claude-Joseph Boncerf Le vrai philosophe, ou L'usage de la philosophie… (1762)

Méprisés, haïs, détestés & rejettés de tous les hommes , les Médians font agités par la crainte des peines & des supplices : ils ne peuvent jouir de la paix & du bonheur, relativement à la Société.
Le vrai Philosophe doit inférer de ce que nous avons dit, que pour vivre heureux, il n'a point de moyen plus sûr que la pratique de la Vertu. Il doit même être pérsuadé que c'est le seul secret pour bien vivre avec lui-même; avec Dieu & avec les hommes. De-là, son premier foin, sa première étude fera de chercher des régles capables de le diriger dans ce louable & juste dessein.
Source : Gallica

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