Constant Symon de Latreiche

Résumé

Constant Symon de Latreiche Parole d'un chrétien à son siècle (1851)

Ne dirait-on pas que, pour en confirmer la justesse, toute créature résiste à sa façon ou ne se plie qu'en gémissant à la main dure de l'industrie moderne. Ainsi, celle-ci s'aveugle en ses propres pensées, se précipite, s'embarrasse dans sa propre sagesse, tandis que ce qui est bon de soi change de nature et se convertit en un mal. Si bien qu'au lieu d'être une généreuse émulation qui réveille le génie et stimule les hommes à mieux faire, la concurrence s'est transformée par ses excès en un fléau mortel.
Source : Gallica

Constant Symon de Latreiche Parole d'un chrétien à son siècle (1851)

Quelle amère dérision, comme si l'âme de l'homme se repaissait d'abstractions et de pures opinions et que l'incertitude ne fût pas le supplice qu'elle redoute plus que la mort! A cette âme, créée pour la vie et l'immortalité, il faut des faits assurés, auxquels se puisse prendre sa foi, il faut des dogmes qui reculent la limite de son horizon; il faut un Dieu, mais un Dieu vivant et toujours présent à sa créature, un Dieu qui l'attire par ses promesses et la contienne par ses menaces, un Dieu qu'elle puisse aimer et craindre tout à la fois.
Source : Gallica

Constant Symon de Latreiche Parole d'un chrétien à son siècle (1851)

Les idées qui font vivre proclament au contraire les idées absolues du bien, du vrai et du beau. Les idées qui font périr enseignent ceci : Tous les dieux sont bons, toutes les religions sont bonnes, point d'erreur, point de vérité. Pour les idées qui font vivre, il n'y a qu'un seul Dieu, qu'une seule Religion, qu' une seule vérité. Les idées qui font périr soutiennent : Le pouvoir vient d'en bas, mort à l'aristocratie ! Les idées qui font vivre : Le pouvoir vient d'en haut, honneur à l'aristocratie! Au regard des idées qui font périr, la liberté est la faculté de faire ce qui plaît à chacun.
Source : Gallica

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