Résumé

Dumont d’Urville Du Tabou et des funérailles à la Nouvelle-Zélande

Une des coutumes les plus extraordinaires de la Nouvelle-Zélande, c’est qu’à la mort d’un chef, ses voisins se réunissent pour venir piller ses propriétés, et chacun s’empare de ce qui lui tombe sous la main. Quand c’est le premier chef d’une tribu qui vient de mourir, la tribu tout entière s’attend à être saccagée par les tribus voisines. Aussi c’est pour elle un moment d’alarme et de désolation universelle ; à moins qu’elle ne soit puissante, et qu’elle ne compte un grand nombre de guerriers disposés à la défendre, la mort d’un chef entraîne souvent la ruine de sa peuplade.
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Dumont d’Urville Du Tabou et des funérailles à la Nouvelle-Zélande

Sans nul doute, le but primitif du tapou fut d’apaiser la colère de la Divinité, et de se la rendre favorable, en s’imposant une privation volontaire proportionnée à la grandeur de l’offense ou à la colère présumée du dieu. Il n’est guère de système de religion où quelque croyance de ce genre n’ait pénétré, où elle n’ait été caractérisée par des actes plus ou moins extravagans. En tout temps et en tous lieux, l’homme a presque toujours fait son dieu à son image, et lui a prêté naturellement ses passions et ses caprices.
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Dumont d’Urville Du Tabou et des funérailles à la Nouvelle-Zélande

Désire-t-il s’assurer le monopole d’un navire européen mouillé sur son territoire, un tapou partiel en écartera tous ceux avec qui il ne veut point partager un commerce aussi lucratif. Est-il mécontent du capitaine, et a-t-il résolu de le priver de toute espèce de raffraîchissemens, un tapou absolu interdira l’accès du navire à tous les hommes de sa tribu. Au moyen de cette arme mystique et redoutable, et en ménageant adroitement son emploi, un chef peut amener ses sujets à une obéissance passive.
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