Résumé

E. Baronnet Crédit non remboursable. Application de ce système au département de l'Indre… (1870)

Il faut donc que le département appelle à la souscription de ses billets le capitaliste, le propriétaire, les fournisseurs, par un appât de lucre et une prime importante.
Il ne saurait accumuler trop d'encouragements pour attirer le souscripteur, puisqu'en définitive tout est bénéfice pour lui, et qu'il n'est pas tenu de rembourser les 100 fr. qu'il a reçus tant que le billet ne possède pas les vingt-cinq timbres pour garnir les vingt-cinq cases placées au dos.
Source : Gallica

E. Baronnet Crédit non remboursable. Application de ce système au département de l'Indre… (1870)

Nous faisons observer qu'en Espagne, il y a une loterie tous les mois et qu'il n'y a qu'un numéro gagnant sur 1,500; qu'à Paris il n'y a qu'un numéro qui sort de l'urne sur 15,000.
Mais nous rencontrons une difficulté qui paralyserait l'émission des billets départementaux, si nous ne cherchions à la vaincre.
En effet, dans l'émission des billets créés par l'État, nous avons donné un grand attrait à la souscription, puisque le premier souscripteur a 80 fr. de bénéfice sur les 100 fr. du billet pris par lui.
Source : Gallica

E. Baronnet Crédit non remboursable. Application de ce système au département de l'Indre… (1870)

C'est bien peu : M. de Rostchild et un autre grand banquier présent à notre entrevue me disaient, en juin 1870, qu'il était facile de faire une émission de 20 milliards de ce papier. Je crois qu'ils sont dans le vrai ; en France, il se fait annuellement pour 100 milliards d'affaires.
Nous avons dit que, sur une émission de 12 milliards, l'État faisait une recette de 3,600,000,000 fr. par an, et que sur le bénéfice il prendrait une part pour la distribuer aux preneurs des billets, au moyen d'une grande loterie trimestrielle.
Source : Gallica

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