Résumé

Eugène Prestat Du vol et des circonstances atténuantes… (1840)

C'est qu'il n'est pas donné à tous de s'élever au-dessus du niveau ordinaire de l'humanité, de telle sorte que l'ame, placée en présence du crime, ne devienne ni cruelle ni pitoyable, et qu'en appliquant au vice la peine méritée, la justice demeure satisfaite sans que le condamné puisse se plaindre avec raison de la rigueur du châtiment.
Le magistrat ne sera pas, il est vrai, accessible à la cruauté; car il ne peut oublier que le glaive lui a été remis, non pour venger, mais pour punir.
Source : Gallica

Eugène Prestat Du vol et des circonstances atténuantes… (1840)

Quiconque a pu apprécier la marche d'une maison centrale doit être convaincu que son directeur, fût-il un bourreau, ne parviendra jamais à rompre au travail des condamnés à des peines de courte durée ; tandis que si ces criminels eussent vu les portes de la prison retomber pour cinq années au moins, on eût pu les guider par un appât moral, par une réduction de captivité, seul moyen d'engager le condamné à travailler avec ardeur et à se créer des ressources pour le jour de sa libération.
Source : Gallica

Eugène Prestat Du vol et des circonstances atténuantes… (1840)

S'agit-il du vol, il doit se demander d'abord quelle loi morale a été violée? La propriété, doit-il se dire, est le fruit du travail de l'homme, le travail est la base première de son existence, soit qu'on veuille envisager sa position vis-à-vis de la nature et de la société, soit qu'on s'élève aux hautes considérations des charges imposées à l'homme par son créateur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature