Frances Milton Trollope

La pupille (1858)

Résumé

Frances Milton Trollope La pupille (1858)

On parla peu de la promenade en voiture; mais Sophie, choisissant le moment où personne ne pouvait l'entendre, s'approcha de M. Thorpe et murmura en le regardant tendrement :
« Cette promenade m'a ravie, mon oncle ; quel bonheur pour moi, qui n'avais jamais éprouvé pareil plaisir!
—Chère petite fille! la vie commence à peine pourvous, mais elle peut devenir très-heureuse, Sophie, » répondit le vieillard d'un ton sérieux.
La conversation n'était cependant pas fort animée. M. Wilkyns se taisait et buvait ; le major Heathcote se bornait à parler de temps en temps.
Source : Gallica

Frances Milton Trollope La pupille (1858)

Ah! Algernon, que je suis heureuse d'avoir vu cela avec toi! que c'est beau! que c'est grand! quelle puissance! que c'est donc beau, la nature! Ah! je suis bien heureuse !
— Florence, si je vis, je verrai le Niagara, répondit Algernon avec solennité. Imagine-toi ceci centuplé! Que cela doit être superbe!
— Fou! penser au Niagara en ce moment! Ceci ne suffit-il pas? Ah! combien je suis reconnaissante à sir Charles, qui m'a indiqué cette merveille! sans lui, je serais partie sans la voir. As-tu vu comme ces demoiselles me trouvaient extravagante de vouloir venir ici ?
Source : Gallica

Frances Milton Trollope La pupille (1858)

Je voudrais bien vous entendre chanter, murmura l'orpheline..
— Vous aimez beaucoup la musique ?
— Non, mais j'aime à entendre chanter les personnes qui m'inspirent de la sympathie ou de l'affection , répondit Sophie en fixant sur miss Elfreda ses yeux perçants et passionnés.
— J'aime beaucoup Sophie Martin, dit l'aînée des soeurs à l'oreille de miss Eldruda, qui venait de la rejoindre au piano ; elle est naturelle et sans affectation.
— Elle est évidemment la mieux de la société, répondit miss Eldruda. Mais qu'y a-t-il là en fait de musique? reprit-elle ; rien que des vieilleries !
Source : Gallica

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