Résumé

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XXXII

Il en est d’une colonie comme d’un bois qu’on plante ; on ne doit pas espérer d’en tirer aucun fruit avant une vingtaine d’années, ni de grands profits avant un terme beaucoup plus long. C’est l’avidité d’un gain précoce qui a ruiné la plupart des colonies. Cependant on ne doit pas trop négliger des profits qui viennent un peu vite, lorsque le fonds qui les donne, c’est-à-dire, la colonie, n’en souffre point.
C’est une entreprise honteuse et fort mal entendue, que de vouloir former une colonie avec l’écume et le rebut d’une nation
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Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XXXII

Toutes les colonies, dans l’état de gêne et de servitude où elles sont, coûtent beaucoup d’hommes et d’argent, en temps de guerre, à leurs métropoles respectives auxquelles elles ne fournissent presque aucun secours pour leur propre défense. Si ces métropoles leur accordaient une entière liberté par rapport au commerce, elles parviendraient à un tel point de prospérité, qu’elles seraient en état non-seulement de se défendre elles-mêmes, mais encore de contribuer à la défense de la métropole.
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