François Abgrall,
Éclairs et Fumée
“ Holà ! je n’en puis plus ! Tonton Cou, mon bonhomme, Dans ce fauteuil douillet, faisons un petit somme ! » Et l’eau, dans le chaudron, berce d’un bruit très doux Tonton Cou qui s’endort, son lard sur les genoux. Le bon recteur, les mains en croix sur sa bedaine, Dans le fauteuil moelleux, oublieux de sa peine, Évoque un paradis, un séjour langoureux Qui le muerait lui-même en divin maître-queux. Devant lui, l’Éternel et sa séquelle d’anges Exaltant ses talents, l’accablant de louanges, Près d’énormes chaudrons, d’augustes marmitons Le proclament soudain « Prince des échansons ». ”
