Gabriel Droyn, Le royal syrop de pommes , antidote des passions mélancholiques… (1615)
“ Car nous sommes dient les Philosophes la fin, à la quelle se rapportent toutes choses. Ainsi les plantes sont faictes pour les belles, & les belles pour l'homme , les priuees pour le seruir, & nourrir, & les sauuages pour le vestir & armer. Bien plus au premier de la sagesse, la nature est esclaue de l'homme. Et quoy supporter les ardeurs de l'esté, les maladies de l'automne, la rigueur de l'hyuer, sans cueillir les fleurs du printemps ? Quoy fuir les compagnies, se retirer du ieu, ne tenir compte des festins. Cest bien estre mort au monde, quand tous nos sens ont perdu leur vsage. ”
