Résumé

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Études de mœurs romaines sous l’empire…

Comme nous ne pouvons pas embrasser toute l’histoire romaine à la fois, plaçons-nous dans cette pleine lumière du siècle d’Auguste, pendant l’époque qui s’étend de Cicéron à Sénèque, au moment où les mœurs s’adoucissent, où se préparent dans l’opinion les belles lois des Antonins, et, pour mettre quelque ordre dans ces recherches, suivons pas à pas l’esclave dans son passage à travers la famille depuis le moment où il y entre par la naissance ou l’achat jusqu’à celui où il en sort par l’affranchissement ou par la mort.
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Études de mœurs romaines sous l’empire…

Il n’y a pour lui que deux manières de la quitter, l’affranchissement et la mort. La mort préoccupait beaucoup l’esclave : ce n’est pas qu’il la redoutât pour elle-même, on a vu que les supplices ne l’effrayaient pas, sa vie lui appartenait si peu qu’il en faisait facilement le sacrifice ; mais il songeait avec terreur à ce qui suit la mort, à la sépulture. Pour l’antiquité tout entière, le plus grand malheur qui pût arriver à un homme, c’était de n’être pas convenablement enseveli.
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Études de mœurs romaines sous l’empire…

Avec une femme et des enfans, l’espérance de la liberté s’éloigne. Elle coûte plus cher, elle est plus longue à conquérir quand il faut la payer pour plusieurs à la fois. Quel désespoir pour l’esclave, si un caprice de son maître l’affranchit tout seul, si, en sortant de la servitude, il y laisse ce qu’il a de plus cher ! Les inscriptions nous prouvent que cette triste circonstance s’est plus d’une fois présentée, et que la liberté a séparé ceux que l’esclavage avait unis.
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