Résumé

Germain Demay Le Blason d’après les sceaux du Moyen-Âge

Si dans les plus anciens types qui représentent la Vierge, on compare les fleurons de la couronne, celui que la Vierge tient à la main, avec les fleurons figurés sur les sceaux de nos rois, on est frappé de leur analogie ; on dirait le dessin du même ornement, du même attribut. Sur un sceau du chapitre de Notre-Dame de Paris, à la date de 1146, les fleurons de la couronne de la Vierge, celui qu’elle porte, le fleuron sur lequel ses pieds reposent, annoncent la future fleur de lys héraldique mieux que ne l’indiquent les sceaux royaux de la même époque.
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Germain Demay Le Blason d’après les sceaux du Moyen-Âge

J’étudie dans ce mémoire l’origine des armoiries, la figure chronologique de l’écu, les supports, les cimiers, le volet et les lambrequins, les diverses formes d’écu, les premières brisures.
L’imagerie des sceaux nous a transmis un nombre considérable d’armoiries, et ces armoiries se recommandent non-seulement par une authenticité incontestable, mais encore par leur grande ancienneté. De tous les monuments qui pourraient nous éclairer sur l’origine du blason, il ne reste, ou du moins l’on ne connaît que les sceaux.
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Germain Demay Le Blason d’après les sceaux du Moyen-Âge

L’écu droit de Jean de Blumerey, 1359, timbré d’un heaume à volet et cimé de deux têtes de coq, présente tout à fait l’apparence d’un insecte ailé. Les têtes de coq figurent les antennes, le volet de vair simule les deux ailes ; il n’y a pas jusqu’au burelé de l’écu qui, rappelant les bandes de l’abdomen, ne servent à compléter l’illusion.
Jean de Blumerey.
Il est enfin des cas où les pièces héraldiques ne sont pas renfermées dans un écu et occupent directement le champ du sceau.
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