Résumé

Guiet Une manière de voir, instruction publique… (1869)

L'homme, quelque dépit que dût en ressentir son orgueil, n'a plus cette constitution exceptionnelle et complexe en vertu de laquelle il se croyait autorisé à attribuer la création du monde à une intelligence analogue à la sienne, qui, à un moment donné, aurait complaisamment tout créé, la terre et les cieux, pour son usage personnel et exclusif, en lui conférant le titre de roi de la création.
La terre, loin d'être un centre auquel l'univers se rapporte, n'est plus qu'un point lancé dans l'espace avec une vitesse telle que la plus riche imagination ne peut pas la suivre.
Source : Gallica

Guiet Une manière de voir, instruction publique… (1869)

On peut donc dire que la loi naturelle, qui régit le monde aussi bien au physique qu'au moral, c'est l'attraction, qui entraine tout dans un mouvement perpétuel, qu'elle provienne de l'électricité, de la chaleur ou de la lumière, peu importe. Voilà un principe de la nature contre lequel ne pourra jamais prévaloir aucune tentative de stabilité impossible, tant il est vrai qu'il n'y a de stable que le mouvement.
La volonté de l'homme, qui n'est que la résultante de son état physique, est essentiellement variable comme lui.
Source : Gallica

Guiet Une manière de voir, instruction publique… (1869)

Borne-t-on aujourd'hui l'enseignement à ce que l'on voit soi-même, soit par les yeux dû corps, soit par ceux de l'intelligence? Evidemment non, lorsqu'on enseigne comme vrai, sous le nom d'instruction morale, ce que l'on sait n'être qu'une fiction inventée dans l'origine pour l'amusement des hommes et la satisfaction de leur curiosité relativement à l'origine du monde.
Source : Gallica

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