Résumé

Ma Manière de voir. Ire partie… (1870)

À des raisons de cette force, le laboureur n'eut rien à opposer.
Cet homme, que la nature avait créé libre, la mauvaise foi en fit une bête de somme; désormais il aura la condition des animaux qu'il est chargé de conduire au travail; il sera vendu, comme eux, comme immeuble par destination avec la terre qu'il est chargé de cultiver.
Chose honteuse à dire pour tous, c'est sous l'empire de ce contrat social, juste en principe, mais si malheureusement exécuté, que nos ancêtres ont vécu depuis que le monde est monde presque jusqu'à nos jours.
Source : Gallica

Ma Manière de voir. Ire partie… (1870)

On en pourrait dire autant de l'assiette politique d'une société : une république où l'on irait au scrutin tous les quinze jours serait un gouvernement peu conforme à la raison; mais une monarchie où la volonté nationale ne se manifesterait jamais le serait encore moins.
On peut donc dire que la loi naturelle qui régit le monde aussi bien au physique qu'au moral, c'est l'attraction , qui entraîne tout dans un mouvement perpétuel, qu'elle provienne de l'électricité, de la chaleur ou de la lumière, peu importe.
Source : Gallica

Ma Manière de voir. Ire partie… (1870)

Tout un peuple vivant dans l'esclavage s'est trouvé d'un seul coup débarrassé des entraves que l'artisan avait rencontrées dans sa marche vers l'indépendance. Le travailleur va pouvoir désormais capitaliser le fruit de son travail. Rien ne l'empêche plus d'être un jour propriétaire, et il le sera, parce que telle est sa volonté. La terre, naguère ingrate, devient fertile sitôt qu'elle se sent remuée par des mains intelligentes et libres.
Source : Gallica

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