Henri-Joseph Leroy

Résumé

Henri-Joseph Leroy Un maître de la vie spirituelle… (1897)

L'ignorant passe devant un chef-d'œuvre : il pense qu'un coup d'œil suffit à le connaître et à le juger, et, après des heures de contemplation, l'artiste y revient avec la joie de trouver encore des merveilles.
Sans égaler visiblement la taille des saints, sans leurs miracles, sans leur éclat, le Père Dorr leur ressemble en cela que l'on peut regarder dans toute sa vie et fouiller tous les coins de son cœur ou de son esprit, toujours on trouve une leçon, un exemple. Telles sont la beauté et la vigueur de la discipline religieuse, quand une âme se soumet pleinement à elle.
Source : Gallica

Henri-Joseph Leroy Un maître de la vie spirituelle… (1897)

Cependant saint Joseph a quitté Nazareth. Le Père Dorr le voit s'étendre pour le départ sur la couche de l'obéissance et de l'humilité ; on dirait à l'entendre, tant il est entré dans le mystère, qu'il va perdre un parent bien aimé : ses larmes se mêlent à celles de Jésus et de Marie. « Jamais, dit-il, semblable parfum ne fut répandu sur un linceul. C'est que, — et sur ce mystère, c'est sa dernière parole, — elles savent si bien aimer, les âmes pures ! »
Source : Gallica

Henri-Joseph Leroy Un maître de la vie spirituelle… (1897)

Cet esprit de dilection et d'amour, c'est le moteur de toute la vie religieuse. La Bonté infinie, il faut l'aimer pour elle-même, par pur amour, comme le recommande saint Ignace : Diligant divinam Bonitatem propter seipsam. — Nos supérieurs, il est impossible de leur donner une obéissance parfaite si l'amour en est exclu. — Nos frères, c'est le lien de la charité fraternelle qui nous unit à eux. Nous-mêmes, nous ne pouvons mourir à nous-mèmes sans le glaive de l'amour. — Lorsque saint Pierre pleura ses fautes, c'est que ce glaive, avec le regard de son Maitre, avait brisé son cœur.
Source : Gallica

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