Résumé

Henry Ryvez Le greffeur : vaudeville en un acte…

GAMBIER
Ah!
GONTRAN, très vite.
Je la suivis discrètement de la dentelle à la lingerie, de la lingerie à la ganterie, de la ganterie à la soierie, de la soierie aux rubans... enfin, après avoir acheté un tas de choses, elle va à la caisse. Je la serre de plus près, et je l'entends dire: « Vous livrerez à madame Suzanne Bertrand, villa des roses, Ville d'Avray », J'en savais assez. Sans attendre l'autre, mon numéro 1, je sors, la tête en feu, je rentre chez moi et j'écris une épitre brûlante: « Suzanne de mon âme, en vous voyant au Bon-Marché, j'ai compris ce qu'était le coup de foudre... »
Source : Gallica

Henry Ryvez Le greffeur : vaudeville en un acte…

GONTRAN
C'est impossible ! Une femme comme vous être fidèle à un homme vieux, myope, cassé...
SUZANNE
Brisons-là, monsieur : vous perdez votre temps. Si, dans dix minutes, vous êtes encore ici, je sais ce qui me reste à faire.
GONTRAN, suppliant.
Madame.
SUZANNE, remontant, à part.
Il est bien, c'est dommage... mais, après ma bonne, ah non! (Elle sort, 2e plan à gau- che) .
SCÈNE XV
Gontran, puis le Major GONTRAN, seul, à gauche.
Tout n'est pas fini entre nous : dès demain ma femme... oui, ma femme... me présentera ici, et je n'en démarre plus... Ah, ah !
Source : Gallica

Henry Ryvez Le greffeur : vaudeville en un acte…

SUZANNE, se levant.
Ah! Les jeunes gens!... Tiens, moi, je suis heureuse; il est vrai que mon mari a cinquante ans passés et qu'il est myope comme la fortune, d'autant plus myope que, par coquetterie, il ne veut pas porter de lunettes, et qu'il adore son jardin... avec lui, je suis tranquille... (Elle remonte à la fenêtre ouverte et pousse un cri) Ah!
ERNESTINE, remontant vers Suzanne.
Qu'as-tu ?
SUZANNE, redescendant vivement.
Rien.
(Suzanne achève de descendre suivie d'Ernestine) .
GAMBIER, passant la tête.
Source : Gallica

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