Résumé

Histoire du Pere La Chaize, Jesuite & Confesseur du Roi Louis XIV. Ou l'on verra les intrigues secretes qu'il a eu à la Cour de France & dans toutes les Cours de l'Europe… (1694)

Comment repondit Ia Chaize, Ie Pere des Champs quifaic tant l'habile homme, & quipretend qu'il n'yaitque luiau monde de Phi lofophen'en eft pas? non re'partit-il, ni n'enferajamaisi c'eft une tête qui n'eft pas aflfez bien timbre'e , & qui abonde trop en fon fens, nos fecrets feroient mal feurs entre les mains d'ua tel homme ; nous n'avons garde dc les lui confier. Mais interrompit la Chaize , Ie Pere de Verneuil n'a pas le même defaut, c'eft un homme qui a tant de merite, il eft fi fage, fi doéte, & outre celafiatrachéàrhonneur & aux interêts de l'Ordre , qu'il fe fe roit çrucifier pour cela.
Source : Gallica

Histoire du Pere La Chaize, Jesuite & Confesseur du Roi Louis XIV. Ou l'on verra les intrigues secretes qu'il a eu à la Cour de France & dans toutes les Cours de l'Europe… (1694)

II lui de'clara donc que du tems qu'il de meuroit à Chalons, il s'étoit infinué û avant dans les bonnes graces dela fille d'un riche Marchand qu'il e_a avoit eu deux enfans : qu'elle étoin marie'e depuis deuxou trois ans , bc demeuroit à la Campagne auprés de Bellegarde , où il l'avoit vûë déja plufieurs fois en habit feculier, fous le titre de coufin : que le mary quî étoit un bon homme l'avoit parfaite ment bien reçû , & que c'étoitpour Ie même fujet qu'il s'étoit mis en B voya*
Source : Gallica

Histoire du Pere La Chaize, Jesuite & Confesseur du Roi Louis XIV. Ou l'on verra les intrigues secretes qu'il a eu à la Cour de France & dans toutes les Cours de l'Europe… (1694)

Je conçois fort bien celà, repartit Ia Chaize , mais áçrés rout cette doftrine tire necenairement aprés ellede mauvaifes confequences, & donne une belle &" ample matiere aux Princes d'enfraindrertouteS for tes d'alliances , les plus faintemeiic jurées , & de faire -invafion dans le paisde leurs voifins, à Pheurequ'ils fe croiront le plus en feureté. Sans doute , repliqua le Pere, & n'eft-ce pasle plus beau droitdes Souverains, vrayement un pauvre Prince feroic bien malheureux, s'il étoit tellemenc lié parfa parole, qu'il ne pût jamais s'en relever
Source : Gallica

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