Résumé

Honneurs funèbres rendus par la… (1846)

Mais la mort, qui traduit ainsi tous nos corps enpoussière, que fait-elle de notre intelligence? Cet homme que vous avez vu dans ce temple, plein de vie, deforce et de raison, cet homme est-il tout entier dans le cercueil? Son intelligence qui brillait d'un si vif éclat, estelle morte avec lui? Son âme, enfin, qui le faisait agir , penser, diriger sa volonté, est-elle anéantie avec ce corps qui git là sous la terre? Ou bien, essence divine , est-elle retournée comme un rayon dans le sein de Dieu, éternel foyer de lumière et de vie ?
Source : Gallica

Honneurs funèbres rendus par la… (1846)

Tel est le sort de l'homme, mes frères ; la mort, le néant pour son corps, l'éternité pour son âme. Vanité! s'écrie le grand roi Salomon. Vanité ! répéterons-nous avec ce grand législateur. En vain l'homme porte fièrement sur le front le sceau de sa puissance ; en vain il étale sur la terre les insolences de son fol orgueil; en vain il fait sentir le poids de sa domination sur tout ce qui l'entoure : cet homme, roi de la nature, tombe et s'anéantit au moindre signe de Dieu. Créature aussi impuissante qu'orgueilleuse, il est jeté sans s'y attendre dans les mains de la mort.
Source : Gallica

Honneurs funèbres rendus par la… (1846)

Dans le dessein d'en faire jaillir une vérité consolante pour tous, nous les avons réunies. Le souvenir des hommes sages leur survit long-temps , il reste gravé dans le coeur de ceux qui ont été à même de les apprécier. Que leur vie ait été modeste, obscure, opulente, environnée d'éclat, l'oubli ne pèsera pas sur eux, parce qu'ils ont été comme consacrés par la sagesse.
Source : Gallica

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