Résumé

Jean Britsch Rapport sur le coût de l'occupation allemande dans le domaine aéronautique

En résumé, le matériel de l’Armée de l’Air, pris pendant la guerre et l’occupation, que ce soit en 1939 ou en 1944, l’a été sans indemnité à titre de butin de guerre, aussi bien dans la zone Nord que dans la zone Sud.
Les pertes subies tant du fait des destructions, que des saisies se montant à 13 488 millions en francs 1939.
Compte tenu des saisies italiennes (1 565 millions) et d’un avoir total approximatif de 19 milliards en Juin 1940 [6] , le pourcentage de l’actif mobilier de l’Armée de l’Air de 1940 perdu est de l’ordre de 80%.
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Jean Britsch Rapport sur le coût de l'occupation allemande dans le domaine aéronautique

En francs 1939, le coût de l’occupation est évalué à un total de 11 410 285 016 frs [7] sans compter les pertes d’heures de travail pour l’économie française.
On peut estimer de 35 à 40 % la réduction de productivité de l’Industrie Aéronautique par rapport à son potentiel de 1939, due à l’état de guerre avec l’Allemagne et à l’occupation du territoire par ses armées.
À l’origine de l’occupation, deux dangers étaient possibles ; la gestion par l’Allemagne des Usines d’aviation française dans la zone d’occupation — le transfert des moyens de production dans les usines du Reich en Allemagne.
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Jean Britsch Rapport sur le coût de l'occupation allemande dans le domaine aéronautique

En vertu des articles 4 et 5 de la Convention d’armistice, l’Armée Française devait remettre aux armées allemandes le matériel d’armement des troupes stationnées en zone Nord. C’est seulement ce matériel qui aurait dû être appréhendé comme butin de guerre. L’Allemagne n’en a pas moins considéré comme tel tous les matériels appartenant à l’État saisis avant ou après l’armistice du 20 juin 1940.
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