Jean Laurès

Jean Laurès

Résumé

Portrait de Jean Laurès Jean Laurès Essais poétiques (1850)

Mais, lorsque les zéphyrs rétabliront le calme, Que le blanc goëland, perché sur une palme, Battra trois fois les airs pour revoler aux flots, Les brises du désert, passant sur les tanières, Vous porteront le bruit des bêtes carnassières Et leurs rugissements sur l'aile des échos.
C'est là que le poète a des tableaux à peindre.!
Que la nature est vaste et facile à dépeindre,
Que, poétiquement, l'imagination Plane sur les trésors émanés d'une terre, Qui n'a, pour la chanter, que le bruit du tonnerre, Le courroux de la mer et mon illusion.
Source : Gallica

Portrait de Jean Laurès Jean Laurès Essais poétiques (1850)

C'est là que ma douleur deviendra plus profonde, Quand je repasserai mes souvenirs d'un monde Que l'amour vivifie et que la joie inonde, Elle m'accablera de son plus rude poids !
Je traînerai partout une vie orageuse, Que des maux infinis rendront toujours affreuse !
Et, d'écueil en écueil, de remords en remords, En vain je chercherai d'éviter la tempête ; Mais la foudre toujours menacera ma tête,
Et si, sur mon chemin, je rencontre une fête, Ce ne sera qu'au jour, qu'à l'heure de ma mort!
Source : Gallica

Portrait de Jean Laurès Jean Laurès Essais poétiques (1850)

Non !. l'égoïsme, seul, renverse, Entrave, énerve le commerce Et consterne ainsi l'habitant.
Sans toi, déesse noble et chaste, Des pleurs coulent de tout côté ; Le riche s'endort dans le faste A côté de la pauvreté ; La paix déserte de nos villes, Les plaisirs deviennent stériles, La licence fait des progrès ; Le pauvre souffre en sa chaumière, Sans qu'une main hospitalière Daigne calmer ses maux secrets.
Source : Gallica

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