Jean Laurès,
Essais poétiques
(1850)
“ Mais, lorsque les zéphyrs rétabliront le calme, Que le blanc goëland, perché sur une palme, Battra trois fois les airs pour revoler aux flots, Les brises du désert, passant sur les tanières, Vous porteront le bruit des bêtes carnassières Et leurs rugissements sur l'aile des échos. C'est là que le poète a des tableaux à peindre.! Que la nature est vaste et facile à dépeindre, Que, poétiquement, l'imagination Plane sur les trésors émanés d'une terre, Qui n'a, pour la chanter, que le bruit du tonnerre, Le courroux de la mer et mon illusion. ”
