Résumé

Joseph Marie Gaston d' Arlanges Lettres du général d'Arlanges à M. le président de la Chambre des Députés… (1837)

La gabarre La Marne nous avait apporté des vivres et des munitions : la tempête l'empêcha d'aborder la côte; elle mouilla sous le vent de l'île et s'y déchargea, sans pouvoir communiquer avec nous. La vivacité du feu qu'elle avait vu et entendu, seulement de son mouillage, fit apparemment supposer à l'équipage que nous étions anéantis. Elle partit dans la nuit, et sans autre renseignement que ses tristes conjectures, elle courut annoncer à Oran et à Alger notre destruction.
Source : Gallica

Joseph Marie Gaston d' Arlanges Lettres du général d'Arlanges à M. le président de la Chambre des Députés… (1837)

Vous voyez par la correspondance de Tlemcen qu'Abd-elKader, privé de munitions , en a été pourvu par l'Etat de Maroc. Lorsque je vins ici sur un territoire devenu français, accomplir une mission, contre laquelle je croyais n'éprouver que peu ou point d'obstacles, il me tombe inopinément une armée entière sur les bras. Les tribus qui seraient le plus disposées à se soumettre , ne l'osent en présence de l'Emir, dont la férocité les tient en crainte (I) . Les mesures les plus atroces les compriment ; elles n'osent entamer ouvertement aucun commerce avec nous.
Source : Gallica

Joseph Marie Gaston d' Arlanges Lettres du général d'Arlanges à M. le président de la Chambre des Députés… (1837)

Ma faute est d'autant plus grave que j'ai livré nos tribus fidèles aux attaques de l'émir en réduisant la garnison d'Oran. Or, ces attaques ont eu lieu le 2 5mai, et les vaisseaux qui devaient réduire celle même garnison d'un nombre d'hommes plus considérable encore, étaient arrivés à Oran plus d'un mois auparavant. Ainsi c'est de France et de Bone que les troupes embarquées auraient défendu nos alliés ! En vérité, la raison se confond devant des accusations si graves et si légèrement portées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature