Joseph Poisle Desgranges, Rouget de Lisle et la Marseillaise (1864)
“ Mourons pour la patrie, C'est le sort le plus beau, le plus digne d'envie. ROUGET DE LISLE. 65 La musique de ce refrain est transposée; mais elle diffère, pour le chant, de celle de Roland à Roncevaux : Ce pavillon dont, sur les mers, Nous devions soutenir la gloire, N'aura-t-il vu que nos revers ? A notre France, à l'univers, Nous qui jurâmes la victoire, Pourrons-nous accepter des fers?... Pourrons-nous au joug des Anglais Offrir une tète servile? Nous, hommes libres, nous Français ! Parmi l'opprobre et les regrets, Irons-nous vieillir dans leur île, De leurs mépris dignes objets?... ”
