Résumé

Lamentation de la France sur la mort du duc de Berri… (1821)

QUE le Seigneur ait pitié des amertumes de mon ame, dit ici le texte syriaque; et l'arabe : Le Seigneur a regardé en l'amertume de mon ame, et me l'a adoucie. Ce qui est aussi vrai d'Ezéchias que de notre Prince, merveilleusement consolés par le Seigneur en leur amère pénitence.
Le chaldaïque dit : Que rendrai-je à Dieu pour tous les ans qu'il a sur-ajoutés à ma vie ?
Par un miracle, Dieu accorda quinze ans de plus à Ezéchias, et au Duc de Berri sept heures. Et dans ce court espace que d'années ! que d'années saintes n'a-t-il pas vécu pour la vie éternelle !
Source : Gallica

Lamentation de la France sur la mort du duc de Berri… (1821)

Par sa bulle, reçue sans réclamation de toute l'Eglise catholique, le pape Benoît XI a dogmatiquement déclaré que les ames justes vont jouir au ciel de la présence de Dieu, et que les ames injustes descendent aux enfers pour y souffrir avec les démons, à l'instant même de la séparation de leur corps, en attendant le dernier jugement, qui fixera notre bonheur ou notre malheur éternel, en corps et en ame; ceux qui, à la mort, s'attendent à être anéantis, errent donc bien, ignorant les Ecritures.
Source : Gallica

Lamentation de la France sur la mort du duc de Berri… (1821)

Or le Duc de Berri, considérant, à la pâle lueur de sa lampe sépulcrale, la grandeur de ses fautes qu'il jugea encore bien plus énormes qu'elles n'étoient, craignit avec raison les jugemens de Dieu qui juge les justices, et, sans désespérer de ses miséricordes dont il se crut indigne, ne dut-il pas se dire en toute humilité : Si je meurs en l'état de péché où je suis, je ne verrai point le Seigneur Dieu qui, dans le ciel, ne se laisse voir qu'aux ames pures ou purifiées.
Source : Gallica

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